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Construction d’un deuxième EPR : bonne ou mauvaise nouvelle ?

Construction d’un deuxième EPR : bonne ou mauvaise nouvelle ?A l’heure où les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables semblent d’actualité, l’annonce de la construction d’un nouveau réacteur nucléaire sur le territoire français a été accueillie de façon très nuancée par les uns et les autres.
 
Alors que les objectifs de la politique énergétique européenne d’ici à 2020 prévoient 23% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique français, Nicolas Sarkozy vient de confirmer la réalisation d’un deuxième réacteur nucléaire de type « EPR » sur le territoire français. Ce réacteur verra le jour en Haute-normandie dans la commune de Penly (76) qui accueille déjà depuis 1990 deux réacteurs à eau préssurisée d’une puissance de 1 300MW chacun.

Ce réacteur pressurisé européen (ou European Pressurized Reactor) appartient à la 3ème génération de réacteurs nucléaires dont le premier exemplaire français se trouve en cours de construction à Flamanville dans la Manche (50).
Ce nouvel EPR sera construit à partir de 2012 et raccordé au réseau électrique en 2017 si les délais de construction sont respectés.

Face à un taux de chômage régional supérieur à la moyenne nationale, il est évident que l’annonce de l’implantation de l’EPR sur le territoire haut-normand a été accueillie favorablement par l’ensemble des élus locaux. En effet, environ 2 000 emplois devraient être crées pendant 5 ans, période de construction du réacteur et ensuite, 300 nouveaux emplois devraient être directement liés à l’exploitation du réacteur.
Seuls les Verts et le réseau « Sortir du nucléaire » semblent exprimer leur mécontentement face à ce choix énergétique qui semble, selon eux, une abérration écologique et économique. Toutefois, la création d’emplois en cette pleine période de crise affaiblit considérablement les arguments des « anti-EPR ».

Il est cependant intéressant de constater que l’un des nombreux arguments avancés par les « pro-EPR » concernait la source de revenu que représentait celui-ci au travers de la taxe professionnelle. En effet, la taxe professionnelle de la centrale de Penly représentait en 2008 environ 36 millions d’euros dont la moitié a été perçue par les communes limitrophes de la centrale. L’annonce de Nicolas Sarkozy concernant la suppression de cette taxe professionnelle en 2010 risque d’être ressentie comme une « mauvaise suprise » pour les territoires concernés.

Enfin, il est à espérer que le « pari énergétique » que tient l’Etat français en faveur de l’énergie nucléaire ne soit pas un pari risqué tant sur le plan économique que sur le plan écologique. On peut toutefois se poser légitimement la question à savoir combien d’emplois auraient pu créer les 4 ou 5 milliards d’euros destinés à la réalisation de cet EPR si ceux-ci avaient été alloués aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables. Affaire à suivre…
[27-07-2011]
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