Précisez votre recherche :
eQuiNeo vous fait découvrir un site Internet qui s’intéresse au changement climatique. Si vous avez entendu parler de la réunion à Baltimore en 2009 dans le cadre de l’année polaire, si vous avez envie d’en apprendre plus sur les enjeux géopolitiques, les impacts environnementaux ou avoir accès à une mine de ressources, rendez-vous sur le site Internet du Traité dont voici quelques extraits. A noter également que la législation désormais se durcit sur le tourisme en Antarctique. Il était temps !
Le Traité de l'Antarctique (extraits)
Le Traité sur l'Antarctique a été signé à Washington le 1er décembre 1959 par les douze pays dont des scientifiques s'étaient livrés à des activités dans et autour de l'Antarctique pendant l'Année géophysique internationale (AGI) 1957-1958. Il est entré en vigueur en 1961. Depuis, un nombre élevé d'autres nations y ont adhéré pour porter à 47 aujourd'hui le nombre total des Parties.
Au nombre des dispositions importantes du Traité figurent les suivantes :
Seules les activités pacifiques sont autorisées dans l'Antarctique. (Article premier)
La liberté de la recherche scientifique dans l'Antarctique et la coopération à cette fin ... se poursuivront. (Article II)
Les observations et les résultats scientifiques de l'Antarctique seront échangés et rendus librement disponibles. (Article III)
Parmi les signataires du Traité se trouvaient sept pays (Argentine, Australie, Chili, France, Norvège, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) ayant des revendications territoriales qui se chevauchent parfois. D'autres pays ne reconnaissent aucune revendication. Les États-Unis d'Amérique et la Russie maintiennent une "base de revendication".
Toutes les positions sont explicitement protégées dans l'article IV qui préserve le statut quo : " Aucun acte ou activité intervenant pendant la durée du présent Traité ne constituera une base permettant de faire valoir, de soutenir ou de contester une revendication de souveraineté territoriale dans l'Antarctique, ni ne créera des droits de souveraineté dans cette région. Aucune revendication nouvelle, ni aucune extension d'une revendication de souveraineté territoriale précédemment affirmée, ne devra être présentée pendant la durée du présent Traité. (Article IV)
L'année polaire (extraits)
Un des facteurs qui a le plus encouragé les Parties à signer le Traité sur l'Antarctique a été la coopération scientifique internationale durant l'Année géophysique internationale (AGI) 1957-1958. L'établissement de bases scientifiques partout en Antarctique et l'exécution de tous genres d'activités de recherche sans que celles-ci ne soient entravées par les questions non résolues de la souveraineté territoriale ont été une expérience positive qui a sans aucun doute contribué à la conclusion du Traité sur l'Antarctique l'année suivante.
Cinquante ans plus tard, on assiste à une nouvelle vague de coopération scientifique internationale dans les régions polaires et ce, sous l'étendard de l'Année polaire internationale 2007-2008. Cela pourrait dans la réalité être considéré comme la quatrième Année polaire internationale, l'Année géophysique internationale ayant été précédée des Années polaires internationales 1882-1883 et 1932-1933.
Afin d'assurer la couverture complète et égale de l'Arctique comme de l'Antarctique, l'API 2007-2008 couvre deux cycles annuels complets qui vont de mars 2007 à mars 2009 et qui fait intervenir plus de 200 projets, des milliers de scientifiques de plus de soixante nations étudiant une vaste palette de sujets de recherche physiques, biologiques et sociaux.
La conférence de Baltimore et les engagements face au tourisme en Antarctique (actualité)
Depuis avril 2009 et après 11 jours de discussion, les 28 pays du Traité ont décidé que les bateaux transportant plus de 500 passagers ne pourraient plus accoster et que le nombre de touristes par site ne pourrait plus dépasser les 100 visiteurs.
Hillary Clinton n'y est pas pour rien. En ouverture du 50ème anniversaire du Traité, la Secrétaire d'Etat américaine souligne son inquiétude quand à la hausse du trafic maritime mais aussi quant à la sécurité des passagers des différents navires.
Un chiffre est assez évocateur : ils étaient 6 700 en 1992 ces voyageurs qui pensaient que l'Antarctique était une zone privilégiée pour un tourisme « écolo » ou « militant ». Certains parleront d'un tourisme à l'envers ou à contre emploi... Dans tous les cas, en 2008, ils étaient 46 000. Les facteurs aggravant sont nombreux : non respect des lieux, accidents de bateaux, pollutions de toute sorte, la liste est longue.
Rappelons que la circulation en Antarctique qui dispose du statut de grande réserve naturelle est soumise à autorisation. S'il n'est clairement pas envisagé d'abandonner toute forme de tourisme, cette initiative de limiter l'accostage et le nombre de touristes sur les différents sites est déjà une sérieuse avancée.
Dans un monde où la tendance est d'aller là où peu se sont aventurés, sous des prétextes écolo ou bobo, de telles mesures devraient s'essaimer sur de nombreux autres territoires...
Pour en savoir plus, découvrez le site du Traité de l'Antarctique en cliquant sur le lien suivant : http://www.ats.aq/index_f.htm
electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net