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Enfouie, la ligne très haute tension transpyrénéenne trouve enfin son chemin

Ligne THT-extraitL’Union Européenne qui redoute un possible manque d’énergie dans la péninsule ibérique soutient depuis longtemps le projet de création d’une ligne très haute tension entre l’Espagne et la France. Aujourd’hui, les capacités d’échange entre les deux pays sont de 1400 mégawatts. La nouvelle ligne de 400000 volts permettra de passer à 2400 mégawatts.
 
Un projet d’interconnexion électrique plein de rebondissements
Initialement prévu au Pays-Basque, le projet de tracé de la ligne très haute tension a été abandonné face aux opposants représentés à la fois par les écologistes et les acteurs économiques locaux. Le deuxième tracé prévu en Hautes-Pyrénées n’a pas connu un plus grand succès. En 1999, sous la pression de l’Europe, le gouvernement s’est rabattu sur le département des Pyrénées Orientales.

Un premier tracé empruntant la plaine du Roussillon puis longeant la ligne TGV a fait l’objet d’un débat public en 2003. Face à l’opposition locale, le projet a de nouveau été abandonné. Le second tracé devait jusqu’au mercredi 30 avril 2008, traverser le Vallespir via le Mont Capelle. Ce tracé a déchaîné les passions étant donné son impact fort sur le paysage pyrénéen.

Pourquoi un tel projet ?

Cette interconnexion initiée par l’Union Européen doit assurer l’acheminement de l’électricité à la péninsule ibérique. Bien que ce soit la raison principale, l’interconnexion des réseaux électriques français et espagnols apportera des aspects positifs aux deux pays. Une étude indépendante montre tout d’abord, qu’elle assurera une meilleure sécurité  des réseaux transfrontaliers et permettra de faire face à d’éventuels pannes comme en Italie en 2003 et en Allemagne en 2006.

Aussi, elle aura des effets non négligeables sur l’exploitation des énergies renouvelables intermittentes en forte augmentation en Espagne, ou encore sur l’optimisation du parc de production d’électricité de la France et de l’Espagne. Coté usagers, ce projet s’il abouti, devrait avoir des effets positifs sur les prix de l’électricité puisque l’effet de congestion actuel ne permet pas d’importer d’un pays à l’autre la puissance énergétique suffisante pour faire baisser les prix.  Malgré l’étude, les anti-THT dénoncent un projet essentiellement à but lucratif et non sécuritaire.

La solution : enterrer la ligne THT !

Bien que le dernier tracé aérien n’ait pas fait l’objet de débat public, Jean-Louis Borloo sous l’impulsion du Grenelle de l’Environnement a réuni l’ensemble des partis lors de réunions tenues par un cabinet indépendant : le Centro Elettrotecnico Sperimentale Italiano (CESI). Privilégiant une large transparence à chaque étape, la concertation a abouti à une solution qui satisfait l’ensemble des acteurs. La ligne très haute tension sera enfouie et non plus aérienne. Le tracé exact sera communiqué au mois de juin lors du Sommet franco-espagnol. On note deux possibilités : soit un raccordement terrestre ou sous marin.

Cette solution satisfaisante aux yeux de chacune des parties et pour l’environnement nécessite un surplus financier que l’Etat français va assumer lui-même. Alors que le projet « aérien » était estimé à 100 millions d’euros, l’enfouissement de la ligne coûterait 700 millions d’euros.  Ce prix se justifie par le creusement de tranchés de 15 mètres de large si la voie terrestre est privilégiée.

[27-07-2011]
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