Base de connaissances

Moteur de recherche

Actualités

Précisez votre recherche :

La seconde centrale EPR française est officiellement lancée : quelle priorité pour le Grenelle ? Communiqué de presse du CLER.

EPR Flamanville-extraitLe Grenelle de l’environnement pose aujourd’hui deux enjeux majeurs : les choix énergétiques qui doivent rapidement être opérés et les priorités d’investissement. Si les grandes avancées du Grenelle font presque toutes objet d’un consensus entre les différentes parties prenantes, il reste que certains choix annoncés avant la publication de la Loi d’orientation du Grenelle laissent perplexe. Retrouvez le communiqué de presse du Comité de Liaisons des Energies Renouvelables.
 
La sobriété et l’efficacité énergétiques, le soutien aux énergies renouvelables sont les trois piliers prioritaires pour réellement transformer la politique et les habitudes de consommation énergétiques de la France. Si l’on se penche uniquement sur la question du bâtiment, la rénovation de l’ancien comme l’intégration de normes plus exigeantes pour les nouvelles constructions pose le problème du niveau des investissements à engager. Or, en choisissant de construire la deuxième centrale EPR française, les priorités d’action deviennent beaucoup plus floues.
Sauf à souhaiter que la France garde sa place d’exportateur d’électricité au moment où les prix de l’énergie s’envolent, la priorité ne devrait-elle pas être donnée à une refonte complète de notre système de gouvernance énergétique et à l’amélioration de l’existant ?
La complémentarité des sources de production énergétiques est de plus en plus admise. Il s’agit de combiner les sources d’énergie traditionnelles, dont le nucléaire faire partie, avec l’effort constant de sobriété et d’efficacité énergétique, avec les énergies renouvelables. A court terme, il s’agit également de préparer une transition du système énergétique où la production d’énergie est décentralisée et évolue dans son intégralité vers des systèmes productifs respectueux de l’environnement.
En lançant aujourd’hui le projet de construction de la seconde centrale EPR française, un sérieux doute émerge quand aux moyens qui seront donnés aux deux principales priorités : sobriété et efficacité énergétiques.
Le Comité de Liaison des Energies Renouvelables publie son communiqué de presse : « Le Grenelle de l’environnement a montré l’urgence de construire un système énergétique basé sur les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie. En octobre 2007, M. Sarkozy lui-même déclarait « Il y aura bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie ».
Nicolas Sarkozy a déclaré hier, jeudi 3 juillet, « Nous allons construire une nouvelle centrale EPR indépendamment de celle de Flamanville ». Interrogé un peu plus tard sur les échéances de ce nouveau chantier, il a précisé que la décision d’implantation de cette nouvelle centrale devrait être prise « d’ici à début 2009 » et que la première pierre devrait être posée en 2011.
Le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER) s’étonne de cette annonce et s’inquiète fortement de la cohérence de nos choix énergétiques.
Le Grenelle de l’environnement, organisé par le Gouvernement, a montré l’urgence de construire un système énergétique basé sur les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie. Suite à ces négociations, dans un cadre européen sans cesse plus favorable aux énergies renouvelables, le CLER gardait l’espoir d’une loi Grenelle ambitieuse en matière de maîtrise de l’énergie et d’énergies renouvelables.
En octobre 2007, M. Sarkozy avait lui-même déclaré que « Il y aura bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie » (Discours de Clôture du Grenelle).
Malheureusement, avant même le vote de la loi Grenelle et la définition des orientations des prochaines décennies, le Président de la République choisit, avec ce second EPR, d’augmenter la surproduction massive d’électricité qui, déjà actuellement, condamne tout développement significatif des énergies renouvelables. Il nous met en effet sur le chemin d’un renouvellement à l’identique de notre système de production électrique, à l’heure où s’impose une rupture et la création d’un véritable " bouquet " énergétique par le développement des énergies renouvelables.
Le CLER demande instamment au Président de la République, au Ministre de l’Ecologie et aux Parlementaires de ne pas engager la France dans cette voie sans avoir mené à son terme la réflexion en cours sur nos usages de l’énergie et les différents moyens d’y répondre.
Le CLER rappelle également que ce choix laisserait la France en marge d’une formidable bataille industrielle et économique, celle de la production de masse à partir d’énergies renouvelables, condamnant ainsi l’ensemble des professionnels français du secteur.
Enfin le CLER souligne le caractère très peu démocratique de l’exception française constituée par le développement exclusif des énergies centralisées, souvent contre les aspirations et les intérêts des collectivités et de leurs territoires.
Plus d'informations...

Articles sur le même thème

L'énergie est notre avenir, économisons la !

 

electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net