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Le maïs transgénique MONSANTO 810 ; sujet de discorde au sein de l’Europe?

Le maïs transgénique  MONSANTO 810 ; sujet de discorde au sein de l’Europe?Les débats sur les organismes génétiquement modifiés ont été assez houleux au sein de la Commission européenne, ces dernières semaines. En effet, plusieurs évènements concomitants ont fait resurgir les différentes polémiques sur l’implantation ou non de plantes transgéniques sur le territoire européen, notamment avec le maïs MON 810 de Monsanto, le seul à être cultivé en France.
 
Contexte du débat…

Le gouvernement français a interdit, en février 2008, la culture du Maïs MON 810 et enclenché auprès de l'Union européenne sa clause de sauvegarde, invoquant "le principe de précaution" et le risque de dissémination du gène à d’autres plantes non OGM jugé sérieux pour l’environnement.
La Hongrie, l’Autriche et la Grèce avaient également imposé ce moratoire sur leur territoire.

Cependant, le 12 février dernier, le rapport de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) statuait sur l’innocuité du maïs génétiquement modifié MON 810. Ce maïs qui résiste aux insectes ravageurs (pyrale et sésamie) ne présenterait aucun risque pour la santé humaine ; "le même niveau de sécurité sanitaire" que les variétés conventionnelles…
Véritable raz de marée pour les associations anti-OGM ! José Bové, de la Confédération paysanne, a précisé suite à cette publication : « il y a eu 25 arguments scientifiques différents pour mettre en place la clause de sauvegarde et non pas un seul rapport ». L’association France Nature Environnement estime que « les décisions relatives aux OGM doivent respecter le principe de précaution et être prises démocratiquement ». Qui croire ?
Coïncidence ou pas, quelques jours après la publication du rapport de l’AFSSA, la Commission européenne se prononçait sur la suspension des moratoires autrichiens, grecs, français et hongrois.
Néanmoins, faute de majorité qualifiée les interdictions de ces 4 pays « réfractaires » au maïs MON 810, sont maintenues.

Confirmation récente du Conseil de l’Union des clauses de sauvegarde autrichienne et hongroise

Le débat se stabilise avec la décision du conseil de l’Union européenne du 2 Mars dernier, qui affirme la possibilité pour l’Autriche et la Hongrie d’interdire le maïs MON 810. Les Ministres de l’Environnement de chaque Etat membre ont rappelé l’importance du principe de subsidiarité avec la prise en compte de l’opinion publique avant de lever ces moratoires. Jean-Louis BORLOO, ministre d’État et du MEEDDAT et Chantal JOUANNO, secrétaire d’État chargée de l’Écologie approuvent cette décision : « (…) compte tenu des interrogations des scientifiques et des citoyens sur les impacts environnementaux des OGM, nous souhaitons que soient maintenues les clauses de sauvegarde nationales jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur le renouvellement éventuel de l’autorisation de ces OGM, afin qu’une cohérence scientifique et politique soit assurée ».

Bataille gagnée contre Monsanto ?

L’Autriche et la Hongrie maintiennent alors leur moratoire sur le MON 810. Malgré ces décisions, le président de l’Union européenne souhaite coûte que coûte lever ces moratoires, insistant sur l’éventuelle pression de l’organisation mondiale du commerce (OMC) contre l’Europe. L’affaire est à suivre en ce qui concerne la France et la Grèce, dans les prochaines semaines…

Entre l’objectif ambitieux mais louable du Ministère de l’Agriculture qui souhaite introduire 20% d’aliments issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective des établissements scolaires d’ici 2012, les Français qui affirment être prêts à consommer du Bio à plus de 70%, et les décisions prochaines de nous imposer ou non du maïs transgénique, il serait nécessaire de rester cohérent. Mieux vaut privilégier le bio, que nous devons actuellement importer par manque de production nationale, que de tergiverser à propos d’un éventuel danger des OGM. Dans le doute mieux vaut s’abstenir, d’où la logique du principe de précaution prônée par notre gouvernement qui semble tomber sous le sens.

Qu’est ce qu’un OGM ?
Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (végétal, animal ou bactérien) dont les caractéristiques génétiques initiales ont été modifiées de façon non naturelle par ajout, suppression ou remplacement d’au moins un gène.

[27-07-2011]
 

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