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Aboutissement phare des progrès réalisés par les principes du développement durable au sein de la sphère des échanges commerciaux, le commerce équitable peut être défini, conformément aux termes d'un projet de norme AFNOR en la matière, comme "un commerce visant à proposer de meilleures conditions commerciales aux producteurs désavantagés des pays en voie de développement, dans le respect de leurs droits sociaux et dans le respect de l'environnement".Moins formalisée que la filière labellisée, elle consiste en l'achat par une centrale d'achats spécialisée (Solidar'monde ou Andines par exemple) et la vente directe de produits par des acteurs de type Artisans du Monde, dans leurs propres boutiques. La centrale et le réseau de boutiques sont très liés, et dialoguent directement sur le terrain avec les producteurs, éventuellement par l'intermédiaire d'ONG et autres associations partenaires présentes sur le terrain. Artisans du Soleil, Andines ou Tir ar Bed sont d'autres acteurs proposant des filières intégrées de commerce équitable.
Notons que les relations entre les différents acteurs sont basées sur l'entretien d'une confiance mutuelle peu bornée par un formalisme juridique, qui concerne plus la filière labellisée, la diversité des produits issus de l'artisanat de nombreuses régions du monde n'étant guère favorable à l'instauration de normes homogènes. Toutefois, des chartes et autres déclarations de principes, autour desquelles se fédèrent les partenaires commerciaux, permettent de disposer de repères et d'engagements communs.
La filière labellisée, dont provient la quasi totalité des ventes finales (certains affirment que dès aujourd'hui 90% des ventes seraient réalisées au sein de la grande distribution), est très différente de la filière intégrée. Les produits ne sont pas les mêmes, puisqu'il s'agit essentiellement d'agroalimentaire, avec des produits phare que sont le café, le cacao et le thé.
C'est en raison de l'introduction de ces produits au sein de réseaux de distribution commerciale à grande échelle, et de la volonté des distributeurs de proposer des articles de commerce équitable sous leur propre marque, qu'une nécessité de certification est apparue. Les démarches de labellisation sont ainsi codifiées et évaluées pour assurer une réalité au caractère équitable de la filière. Les différentes instances nationales de labellisation se sont rassemblées au niveau international au sein de FLO (Fairtrade Labelling Organization) en 1997. Chaque label dispose de son organisme de certification, qui fixe des critères de labellisation et vérifie régulièrement (chaque année au mieux) la réalité du fonctionnement sur le terrain, en inspectant les coopératives concernées.
Les pouvoirs publics interviennent également dans cette filière, puisque les certifications qui concernent l'alimentaire comme l'agricole sont soumises à agrément officiel. Les producteurs comme les importateurs certifiés sont ensuite recensés au sein de registres internationaux. En France, le "label" le plus présent est celui de Max Havelaar, opérateur d'origine néerlandaise dont le nom fait référence à un héros de roman qui s'élève contre l'injustice des rapports commerciaux que les Pays-Bas entretiennent avec l'Indonésie.
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