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Pour la première fois au monde, une banque a calculé le coût en CO2 des services et des produits qu’elle propose. Dans le cadre de son programme Bénéfices Futur, la Caisse d’Epargne propose de mesurer la sécurité financière des placements pour les particuliers, le choix de l’investissement de la banque et l’impact sur le climat des activités financées par la banque.Pour informer ses clients sur la durabilité de leurs placements, la Caisse d’Epargne a crée un outil adapté pour y répondre. Pour une plus grande transparence, elle a fait appel à une société spécialisée dans la responsabilité environnementale des entreprises, à trois associations (WWF, Amis de la Terre et Testé pour vous) et à l’ADEME. Ce groupement a pris en compte 3 critères pour évaluer les produits d’épargne : la sécurité, la responsabilité et le climat. L’étiquette ainsi obtenu permettra de comparer les produits entre eux.
Le volet SECURITE de l’étiquette doit donner plus de transparence aux épargnants quant aux produits proposés. Il contient les critères principaux en termes de risques financiers et de manque à gagner liés aux évolutions du marché et aux risques d’usage. Ces derniers étant trop nombreux, l’étiquette se limite pour l’instant aux seuls risques financiers. Il existe 5 stades allant du vert pour les produits les plus sécurisés à l’image des assurances-vie ou des livrets au rouge pour les produits dont le risque est supérieur au capital investi. Il existe des grilles d’évaluation similaires pour les crédits mais non elles ne sont pas encore finalisées.
Partant d’un sondage de 2005 où 42% des personnes interrogées indiquaient être prêtes à acheter des produits d’épargne solidaire même si la rentabilité est moindre, la caisse d’épargne a souhaité leur donner l’information leur permettant de faire le bon choix. Ce volet nommé RESPONSABILITE prend alors en compte les critères sociaux et environnementaux dans la conception des produits. Il mesure toutes les actions visant à favoriser la contribution du produit à l’intérêt général : protection de l’environnement, respect des droits de l’homme, ... Pour mesurer ces produits, 5 critères ont été pris en compte : la conception du produit, l’investissement socialement responsable, l’incitation des clients, l’accessibilité et la solidarité. Suite à la pondération de ces 5 critères, une nouvelle grille d’évaluation est créée.
Les banques ont compris l’impact médiatique du développement durable et offrent à leurs clients des livrets développement durable que ce soit LCL, la Banque Postale ou le Crédit Agricole. Avec un tel produit, aucune ne s’engage réellement sur le terrain du développement durable et le client ne comprend pas vraiment le choix de ce nom. A la manière du Groupe Casino qui a mis en place un étiquetage pour informer les consommateurs de l’impact environnemental de ses produits, la Caisse d’Epargne est la première banque au monde qui permet aux clients de mesurer l’impact environnemental et sociétal de leurs choix d’épargne. Il ne reste plus qu’à espérer que les autres banques la suivront et adopteront une méthodologie similaire.
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