Précisez votre recherche :
Une action ou un programme mené dans une perspective de développement durable implique notamment une évaluation permanente des critères, des processus comme des résultats, dans le but d'une amélioration continue des performances sociales, économiques et environnementales. La construction d'outils d'évaluation et de reporting assureront cette fonction d'évaluation en complément de leur utilité en terme de pilotage, puis de reddition de comptes.Le "reporting" peut être défini comme un ensemble de "procédures de circulation des informations assurant leur remontée régulière et formalisée des filiales et des unités de base vers les niveaux hiérarchiques supérieurs et la direction générale" (Dalloz, Lexique de gestion). On le désigne également en France sous le terme de reddition de comptes.
Dans ce domaine, de nombreux outils ont alimenté la professionnalisation du développement durable. La très grande majorité des porteurs de projets effectue au moment de la conception de leurs actions un travail de définition d'indicateurs permettant de mieux les piloter et de les évaluer. Ces indicateurs, censés couvrir l'ensemble des piliers du développement durable, permettent en amont des projets de réaliser les diagnostics nécessaires à la bonne compréhension de l'existant, qui conditionne la pertinence et la réussite des actions.
Lors du diagnostic initial, un agenda 21 local va par se doter d'un ensemble d'indicateurs économiques. Ceux-ci donneront une visibilité chiffrée des caractéristiques économiques du territoire concerné. De la même manière, des indicateurs spécifiques seront par exemple conçus pour décrire le système de gouvernance local, les dynamiques sociales ou encore les risques industriels propres au territoire. Ces indicateurs, associés à des mesures plus adaptées à la conduite des actions (avancement technique, financier, management...), sont ensuite regroupés au sein de tableaux de bord, qui permettent d'avoir en permanence une vision globale de l'action de développement durable.
Ces outils d'évaluation et de reddition de comptes ne peuvent être standards : ils entreraient en conflit avec le principe d'adaptation "sur mesure" des actions de développement durable. Un indicateur n'a aucune légitimité s'il n'est pas révélateur d'une situation particulière, il doit être porteur de sens, et nécessite pour cela d'être conçu "sur mesure". Il doit concilier cette exigence avec un coût modéré : dans la mesure du possible, la recherche des informations qui donneront le contenu des indicateurs (tel taux, telle évolution chiffrée) doit être aisée, rapide. On privilégie donc la recherche d'informations déjà produites par ailleurs (au sein de la structure concernée ou ailleurs : INSEE, ministères...). Si les indicateurs ont vocation à être diffusés sur l'ensemble d'un territoire ou d'une structure, on veillera également à leur accessibilité en les exprimant en des termes simples.
Le tableau de bord, qui permet le pilotage des projets, est une agrégation de différents indicateurs. Sa qualité ergonomique est essentielle. L'utilisateur du tableau est à ce titre impliqué dans sa conception. Il ne doit pas rassembler un trop grand nombre d'informations afin de rester lisible, alors que ses contenus sont évolutifs : la présence d'un indicateur peut perdre de sa légitimité en fonction des évolutions constatées sur le terrain, alors que d'autres données ayant pris une importance supérieure pourront être nouvellement intégrées.
L'énergie est notre avenir, économisons la !
electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net