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Dépendance énergétique et sécurité des approvisionnements

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Hausse des prix du brut

Pipe Line-extraitLa flambée des prix du baril de brut est à nouveau à la une de l’actualité dans un contexte d’incertitude géopolitique au Moyen-Orient. Les récentes déclarations des autorités iraniennes quant à leur programme nucléaire ont poussé le Conseil de Sécurité de l’ONU à se réunir dans le but de trouver une position commune.
 
Hausse du prix des matières premières
Alors que la Communauté internationale tente d’adopter une position commune face à la politique nucléaire iranienne, le baril de brut poursuit sa montée, dépassant le seuil symbolique des 70 dollars le baril.
Si à court terme, on constate déjà la répercussion de cette hausse sur le prix des carburants, c’est sur les prix en général que cette hausse devrait ne pas tarder à se faire ressentir. A terme, compte tenu des formules de prix décalées, c’est sur le prix des autres énergies comme le gaz naturel, que l’impact devrait se propager.
Notons cependant que si certains parlent de records historiques, nous n’avons pas encore atteint – en prix constants – les niveaux des tristement célèbres chocs pétroliers.
Trouver des réponses structurelles aux enjeux énergétiques du développement durable
Parmi les enjeux énergétiques du développement durable, on parle le plus souvent de sécurité des approvisionnements, d’indépendance énergétique, de lutte contre le changement climatique, de raréfaction des réserves d’hydrocarbures, …. Les récents évènements – crise du gaz entre la Russie et l’Ukraine et maintenant l’Iran avec l’enrichissement d’uranium – ne cessent de nous rappeler que les réponses à ces enjeux doivent être trouvées rapidement par une réflexion structurelle sur les politiques énergétiques comme sur les comportements de consommation.
Dans son récent Livre Vert, la Commission Européenne ne cesse de le rappeler : la définition et la coordination d’une politique commune de l’énergie est devenue indispensable pour relever les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du développement durable.

On sait que les modes de consommation de l’énergie ont un impact sur l’origine du changement climatique et plus généralement sur l’environnement, qu’un changement de politique au regard des énergies renouvelables permettrait de créer de nombreux emplois et que l’absence de mesures structurelles en matière de politique énergétique ne protégera pas nos économies des aléas économiques dus aux variations des prix des matières premières. On sait finalement beaucoup de choses mais le système comme les comportements semblent difficiles à changer tant que nos sociétés ne sont pas mises durement face à leurs responsabilités.
Le désordre international sur les mesures engagées mais non coordonnées et la non prise en compte au niveau individuel des changements de comportement à adopter laissent perplexe.
Anticiper pour ne pas avoir à faire face
De nombreux acteurs ne cessent de rappeler depuis longtemps qu’il est important de changer de comportement, qu’il est temps d’apporter des réponses concrètes et structurelles afin de relever ces différents enjeux. Or, tant que le consommateur final n’est pas directement touché par les conséquences économiques et environnementales des politiques énergétiques actuelles, on a souvent l’impression que les efforts sont vains pour tenter d’y apporter des réponses concrètes.
Lors de l’ouverture des marchés à la concurrence, les acteurs sociaux-économiques ont tous cherché à minimiser leurs coûts d’achat en profitant de l’émergence sur les marchés nationaux de nouveaux fournisseurs. Force est de constater maintenant que la seule renégociation des contrats de fourniture énergétique ne suffit plus à compenser les hausses de prix régulières.
Comme souvent, c’est face à cette impuissance que les acteurs commencent à envisager les investissements longtemps présentés pour lutter contre ces aléas : réduction des consommations énergétiques, maîtrise de la demande, optimisation des process de production, équipements éco-performants, recours aux énergies renouvelables, etc.
Ces leviers permettent, certes à une échelle encore petite mais en pleine croissance, de palier ces différents aléas. Les investissements consentis, parfois à reculons, dans ces domaines par certains pionniers leur procureront très rapidement des bénéfices importants.

Il est donc important que les consciences individuelle et collective se réveillent mais surtout se matérialisent dans les faits. Ceci passe au niveau supranational par la mise en œuvre d’accords – comme le Protocole de Kyoto ou encore les directives européennes relatives à l’environnement, l’énergie et les transports- et au niveau individuel par un changement radical des comportements. Pour agir efficacement, les actions doivent être cohérentes, concrètes et coordonnées.
Ces changements modifieront certainement structurellement les sociétés mais il semble que sans cela, toutes les actions qui seront entreprises ne seront qu’une goutte d’eau dans un océan en pleine tempête.
[27-07-2011]
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