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Fin février s’est tenue à Paris la conférence du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), sous la présidence de Jacques Chirac. Cette conférence marquait la publication du quatrième rapport de ce groupe de chercheurs et scientifiques de toutes nationalités étudiant l’évolution du climat. La version résumée en 21 pages de ce rapport est alarmiste, et cherche avant tout à contrer les accusations des climats-sceptiques, qui critiquent la vision scientifique d’un réchauffement climatique causé par l’Homme.Fruit de quatre années de travail basées sur les rapports précédents (le dernier datant de 2001) et de données scientifiques, notamment l’analyse de carottes de glace polaire, ce rapport consacre la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat. Ainsi, le GIEC estime la relation entre gaz à effet de serre d’origine humaine et réchauffement climatique certaine à plus de 90%, contre 66% dans son rapport de 2001. Il ne fait donc plus vraiment doute que l’activité humaine est la principale cause du réchauffement de la planète.
Ainsi le dioxyde de carbone et le méthane sont plus concentrés dans l’atmosphère qu’ils ne l’ont jamais été ces 650 000 dernières années ; la concentration de protoxyde d’azote, certes très élevée, n’est pour sa part pas inédite. Les activités humaines depuis le début de l’ère industrielle ont ainsi libéré dans l’atmosphère plus de carbone que les variations naturelles ne l’ont jamais fait.
Les effets de ce réchauffement varient, selon les estimations et modèles scientifiques, dans une fourchette de +1,8°C à +6,4°C d’ici à la fin du siècle ; +3°C est considéré comme la valeur la plus probable.
Parmi les nombreuses conséquences imaginables du changement actuel, rappelons notamment la fonte des glaces et des neiges (-2,7% par décennie pour les calottes polaires), qui contribuent à l’augmentation du niveau des océans. Ainsi au cours du XXème siècle, le niveau des océans s’est élevé de 17 cm selon le GIEC, et devrait croître au XXIème siècle de 18 à 59cm. De plus les océans se réchauffent aussi, ce qui les empêche d’absorber autant de carbone qu’aujourd’hui, et accroît encore l’effet de serre.
Ainsi lancée la mécanique du réchauffement climatique bouleverserait la face du monde ; en effet de nombreuses zones côtières courent le risque d’être submergées par les océans (Camargue, Pays Bas, Bangladesh ou îlots pacifiques par exemple), ce qui pourrait toucher un demi-milliard d’habitants de la Terre. De plus les phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes, tornades, canicules, inondations…) vont certainement continuer de croître en intensité voire en fréquence, en particulier sur les régions tropicales.
Déforestation, pertes incommensurables de biodiversité, diminution globale des rendements agricoles comptent parmi les autres conséquences prévisibles du changement, qui justifient amplement la mise en œuvre d’une véritable « révolution écologique »…
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