Base de connaissances

Moteur de recherche

Effet de serre et changement climatique

Précisez votre recherche :

Le rapport Stern : une vérité qui dérange ?

émissions de co2-extraitLe rapport de Sir Nicholas Stern (Stern Review on the Economics of Climate Change), ancien chef économiste de la Banque Mondiale et actuel chef du service économique du Gouvernement britannique, vient d’être publié. Commandé par le Ministère de l’Economie, il vient d’être remis aujourd’hui à Gordon Brown et tire la sonnette d’alarme face à une possible récession économique si rien n’est fait pour lutter contre le changement climatique.
 
Après la publication des premiers rapports des Etats Membres quant à la mise en œuvre de la directive quotas au printemps dernier, celle du rapport du Groupe de Travail français sur le facteur 4, voilà maintenant le rapport du Chef du service économique anglais qui nous livre son constat sur la tendance actuelle et à venir de la situation climatique.

Le Royaume-Uni est certainement l’un des Etats Membres les plus investis dans la mise en œuvre d’une politique de développement durable. Notamment sur le volet climatique. En tous les cas, c’est ce que laisse penser l’organisation et la réactivité des mesures qu’il met œuvre dans ces différents domaines.

Est-ce que la « vérité » du rapport Stern dérange ou dérangera ? Est-ce déjà une vérité ?
L’expert analyse les conséquences économiques (principalement) et sociales du changement climatique dans l’état actuel du monde et des politiques menées par les différents pays.

« There is still time to avoid the worst impacts of climate change, if we take strong action now» avertit l’auteur lors de sa présentation. Il ne s’agit déjà plus de lutter contre le changement climatique mais d’en limiter les pires impacts. Au-delà, l’accent est mis sur la nécessité d’une coopération internationale. N’en déplaise à ceux qui ne veulent plus entendre parler d’Europe ou de mondialisation, cette dernière est un fait que l’on ne peut plus occulter dans les mesures à mettre en œuvre. Enfin, c’est l’action collective de tous les acteurs, individus, secteurs publics et privés, qui permettra de limiter les impacts.

A la lecture du rapport, on comprend que l’on est passé à un autre stade de réflexion : il ne s’agit plus de craindre les conséquences économiques de la lutte contre le changement climatique (ref. aux impacts économiques de la création de l’EU-ETS pour les industriels) mais de craindre les conséquences économiques du changement climatique lui-même (l’analyse ne se limite toutefois pas aux impacts économiques).
Ainsi, le rapport estime que sans mesure efficace, le changement climatique pourrait coûter entre 5 et 20% en moins au PIB mondial chaque année alors qu’en mettant en œuvre des mesures concrètes, cet impact serait limité à 1%. Le coût ramené à la tonne CO2 équivalente pour l’économie atteindrait $85 alors que l’EU-ETS actuel a fait apparaître un coût moyen de la tonne à quelques $25. Il souligne également que l’opportunité de converger vers une économie « plus économe en carbone » ne sera pas dévastatrice (même si financièrement coûteuse) pour l’économie puisque de nouveaux marchés apparaîtront (produits et services) pour satisfaire une demande mieux sensibilisée à l’acte d’achat responsable.

Trois pistes d’actions politiques sont mises en avant :
- La taxation du carbone, l’échange de permis d’émission ou encore la régulation. L’idéal étant la construction d’un prix du carbone global à tous les pays et à tous les secteurs ;
- La politique de recherche et développement (vecteur technologique) pour le déploiement à grande échelle de produits à faible émission de GES et très efficace en matière de consommations énergétique ;
- Informer, éduquer et inciter les individus à ce qu’ils peuvent mettre en œuvre pour relever le défi du changement climatique. Renforcer la compréhension de tous sur la nature du changement climatique et sur ses conséquences.

Parmi les autres informations du rapport, on note que le coût total du changement climatique mondial pourrait s'élever à 5 550 milliards d’euros si rien n’est entrepris de façon radicale dans les dix prochaines années. Ce chiffre appuie la thèse de l’auteur selon laquelle le monde pourrait faire face à une force récession. La sécheresse et les risques d’inondations pourraient entraîner le déplacement de quelques 200 millions de personnes. Ou encore, la déforestation contribue plus aux émissions globales des émissions de gaz à effet de serre que le secteur des transports dans le monde. Enfin, parmi les pays ou régions les plus actifs en matière de lutte contre le changement climatique, il présente l’Europe, la Californie et la Chine.

Alors, la question empruntée à Al Gore (Une Vérité qui dérange) est-elle confirmée ? On le saura très prochainement avec les réactions et les non-réactions que suscitera la publication de ce rapport, au niveau politique au moins. Car au niveau individuel, il serait intéressant de réaliser une grande étude auprès de tous les consommateurs – qui seront très peu à lire ce rapport ou ses prédécesseurs - sur la corrélation entre leur sensibilisation aux enjeux du changement climatique et leur comportement personnel en matière d’achat, de consommation, de transport, etc.Après la publication des premiers rapports des Etats Membres quant à la mise en œuvre de la directive quotas au printemps dernier, celle du rapport du Groupe de Travail français sur le facteur 4, voilà maintenant le rapport du Chef du service économique anglais qui nous livre son constat sur la tendance actuelle et à venir de la situation climatique.

Le Royaume-Uni est certainement l’un des Etats Membres les plus investis dans la mise en œuvre d’une politique de développement durable. Notamment sur le volet climatique. En tous les cas, c’est ce que laisse penser l’organisation et la réactivité des mesures qu’il met œuvre dans ces différents domaines.

Est-ce que la « vérité » du rapport Stern dérange ou dérangera ? Est-ce déjà une vérité ?
L’expert analyse les conséquences économiques (principalement) et sociales du changement climatique dans l’état actuel du monde et des politiques menées par les différents pays.

« There is still time to avoid the worst impacts of climate change, if we take strong action now» avertit l’auteur lors de sa présentation. Il ne s’agit déjà plus de lutter contre le changement climatique mais d’en limiter les pires impacts. Au-delà, l’accent est mis sur la nécessité d’une coopération internationale. N’en déplaise à ceux qui ne veulent plus entendre parler d’Europe ou de mondialisation, cette dernière est un fait que l’on ne peut plus occulter dans les mesures à mettre en œuvre. Enfin, c’est l’action collective de tous les acteurs, individus, secteurs publics et privés, qui permettra de limiter les impacts.

A la lecture du rapport, on comprend que l’on est passé à un autre stade de réflexion : il ne s’agit plus de craindre les conséquences économiques de la lutte contre le changement climatique (ref. aux impacts économiques de la création de l’EU-ETS pour les industriels) mais de craindre les conséquences économiques du changement climatique lui-même (l’analyse ne se limite toutefois pas aux impacts économiques).
Ainsi, le rapport estime que sans mesure efficace, le changement climatique pourrait coûter entre 5 et 20% en moins au PIB mondial chaque année alors qu’en mettant en œuvre des mesures concrètes, cet impact serait limité à 1%. Le coût ramené à la tonne CO2 équivalente pour l’économie atteindrait $85 alors que l’EU-ETS actuel a fait apparaître un coût moyen de la tonne à quelques $25. Il souligne également que l’opportunité de converger vers une économie « plus économe en carbone » ne sera pas dévastatrice (même si financièrement coûteuse) pour l’économie puisque de nouveaux marchés apparaîtront (produits et services) pour satisfaire une demande mieux sensibilisée à l’acte d’achat responsable.

Trois pistes d’actions politiques sont mises en avant :
- La taxation du carbone, l’échange de permis d’émission ou encore la régulation. L’idéal étant la construction d’un prix du carbone global à tous les pays et à tous les secteurs ;
- La politique de recherche et développement (vecteur technologique) pour le déploiement à grande échelle de produits à faible émission de GES et très efficace en matière de consommations énergétique ;
- Informer, éduquer et inciter les individus à ce qu’ils peuvent mettre en œuvre pour relever le défi du changement climatique. Renforcer la compréhension de tous sur la nature du changement climatique et sur ses conséquences.

Parmi les autres informations du rapport, on note que le coût total du changement climatique mondial pourrait s'élever à 5 550 milliards d’euros si rien n’est entrepris de façon radicale dans les dix prochaines années. Ce chiffre appuie la thèse de l’auteur selon laquelle le monde pourrait faire face à une force récession. La sécheresse et les risques d’inondations pourraient entraîner le déplacement de quelques 200 millions de personnes. Ou encore, la déforestation contribue plus aux émissions globales des émissions de gaz à effet de serre que le secteur des transports dans le monde. Enfin, parmi les pays ou régions les plus actifs en matière de lutte contre le changement climatique, il présente l’Europe, la Californie et la Chine.

Alors, la question empruntée à Al Gore (Une Vérité qui dérange) est-elle confirmée ? On le saura très prochainement avec les réactions et les non-réactions que suscitera la publication de ce rapport, au niveau politique au moins. Car au niveau individuel, il serait intéressant de réaliser une grande étude auprès de tous les consommateurs – qui seront très peu à lire ce rapport ou ses prédécesseurs - sur la corrélation entre leur sensibilisation aux enjeux du changement climatique et leur comportement personnel en matière d’achat, de consommation, de transport, etc.
[27-07-2011]
Plus d'informations...

Articles sur le même thème

L'énergie est notre avenir, économisons la !

 

electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net