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Une enquête américaine intitulée « Climate Change in the American Mind » montre que, face au réchauffement climatique, chacun a tendance à se croire plus à l’abri que son voisin.Durant l’automne 2008, la George Mason University (Virginie), en partenariat avec le Yale Project on Climate Change, a réalisé auprès de 2 164 adultes américains une enquête d’opinion concernant le sentiment de vulnérabilité face au réchauffement climatique. Si 62% des personnes interrogées estiment que le réchauffement climatique affectera les espèces animales et végétales, ils ne sont plus que 32% à envisager que ce même réchauffement puisse les affecter un jour de façon directe.
De la même façon, l’enquête montre que 61% des sondés s’inquiètent pour les générations futures mais que seuls 35% estiment que le réchauffement climatique pourrait affecter les membres de leur famille.
Penser global, agir local… Facile à dire !
Cette pyramide inversée (voir schéma) exprime bien la difficulté de mettre en application la phrase désormais célèbre : « Penser global, agir local ». En effet, à l’inverse des résultats obtenus à travers cette enquête, ce slogan du développement durable nécessite de prendre conscience que les phénomènes globaux qui se jouent à l’échelle planétaire ont, ou auront, un impact réel sur l’ensemble des individus. Si nous acceptons volontiers que le changement climatique perturbe notablement le fonctionnement de notre biosphère en faisant disparaître les glaces de la banquise, et mettant en péril l’habitat de l’ours blanc et du même coup sa survie, il nous est beaucoup plus difficile d’imaginer que ce même phénomène puisse nous menacer dans notre quotidien.
L’individu : le problème et la solution
Face à la menace d’un réchauffement climatique global, il convient de comprendre que les individus sont concernés à double titre. En effet, de par la multiplication de leurs gestes quotidiens (achats de produits manufacturés de plus en plus énergivores, modes de déplacement émetteurs de CO2, consommation croissante de viande…), les individus représentent la cause du problème et une partie de la solution. L’avenir de tous semble donc être entre les mains de chacun. Face à ce constat, lourd de responsabilité, seule une prise de conscience éco-citoyenne individuelle mais généralisée à l’ensemble de nos sociétés permettra de sortir de l’impasse énergétique et climatique dans laquelle l’homme s’est engagé depuis quelques dizaines d’années.
De la prise de conscience individuelle à l’action collective
De la culture de biocarburants, responsable de la déforestation des forêts tropicales, à la consommation de fraises en hiver qui contribue au réchauffement climatique, les exemples sont nombreux pour faire prendre conscience à chacun de l’impact qu’a son mode de vie sur notre planète. Conformément aux résultats alarmants de l’enquête américaine, il est important de vite prendre conscience que nous sommes tous menacés, à notre niveau, par le changement climatique et les enjeux liés à l’énergie qui y sont associés. Il est désormais impératif de comprendre que le futur climatique et énergétique qui nous attend est celui que nous aurons choisi d’écrire aujourd’hui. Les solutions existent et sont bien souvent connues de tous. C’est l’adoption et la multiplication de ces petits gestes individuels qui permettra à chacun d’entre nous de se sentir acteur d’une lutte contre un phénomène global dont nous serons, si nous n’inversons pas la tendance, les premières victimes.
Pour télécharger le rapport d’étude en anglais :electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net