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En déclarant les gaz à effet de serre dangereux pour la santé publique, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a enfin propulsé les USA dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Après huit années d’administration Bush et de déni des enjeux climatiques, le monde entier a les yeux tournés vers Obama… Yes he can ?Les Etats-Unis prennent les choses en main
C’est fait, les Etats-Unis reconnaissent les gaz à effet de serre comme des polluants pouvant présenter un risque pour la santé publique. Même si les termes peuvent sembler mal choisis ou peu précis, cette décision est importante à plusieurs titres. Tout d’abord, elle place les Etats-Unis au centre d’un débat mondial dans lequel l’administration Bush ne souhaitait pas s’engager. Les Etats-Unis étant, juste derrière la Chine, le deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre, il semblait surréaliste que la nation de l’Oncle Sam ne prenne pas position aux yeux du monde et n’engage pas sa responsabilité devant de tels enjeux climatiques et énergétiques. De plus, cette décision permettra aux autorités fédérales américaines la mise en place de dispositifs réglementaires visant à réduire les émissions de CO2 (et d’autres gaz à effet de serre) qui tombent désormais sous le coup de la loi anti-pollution « Clean Air Act » en vigueur depuis 1970. C’est ainsi que chaque état pourra prendre les mesures nécessaires à la réduction des émissions de gaz à effet de serre générées par les activités de son territoire (transport, centrales à charbon, bâtiments…) contribuant au réchauffement de la planète.
Une loi « pollueur-payeur » ?
Sentant vraisemblablement les yeux du monde entier tournés vers lui, le Président Obama pousse même le Congrès à adopter, avant la conférence de l’ONU à Copenhague prévue en décembre, une loi sur le climat de type « pollueur-payeur ». Ce système, inédit pour les Etats-Unis, pénaliserait les gros émetteurs de CO2 comme les industriels et apporterait un véritable soutien aux activités basées sur les énergies « vertes ». Ce projet de loi ambitieux n’est bien évidemment pas du goût de tout le monde et l’opposition est particulièrement farouche dans les états fortement industrialisés ou producteurs de charbon. En effet, une vingtaine de secteurs industriels dépend du charbon et une grande partie de l’électricité américaine est produite à partir de cette énergie. L’argument des industriels du charbon est tout trouvé en annonçant qu’un recul de l’utilisation du charbon entraînerait des licenciements massifs (environ 1,2 million) et une réduction majeure du PIB (d’environ 166 milliards de dollars). En ces temps de crise, on peut penser que ces arguments feront écho.
Quoiqu’il en soit, le soutien d’Obama à une économie américaine plus « verte » et une énergie plus propre, à la prise en compte des générations futures ainsi que des enjeux climatiques mondiaux constituent d’ores et déjà des progrès considérables et engagent les USA dans un combat international pour lequel ils étaient attendus depuis de longues années. Avec un partenaire sur la scène mondiale tel que les Etats-Unis, il convient désormais à l’Europe de mettre en place des mesures innovantes et ambitieuses si elle souhaite conserver son statut de leader mondial en matière de lutte contre le changement climatique.
Site internet de l’Agence américaine de protection de l’environnement :electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net