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L’autopartage marchera-t-il sur les pas des vélos libres-services?

Autopartage-extraitAprès Vélib’, Vélomagg, Bicloo ou Vélo’v, voici Margueritte, Caisse Commune ou Auto’trement respectivement à Nantes, Paris et Strasbourg. Les services d’auto-partage parfois plus anciens que les vélos libres-services, sont encore peu connus du grand public comme le montre une étude réalisée à Paris. La voiture libre-service connaitra-t-elle le même succès que le vélo libre-service en France ?
 
L’auto-partage s’introduit à Nantes

 Après une implantation réussie dans les villes de Strasbourg et de Paris, l'auto-partage « Margueritte » fait ses premiers pas dans l'agglomération de Nantes. Ce système, imaginé en Suisse dans les années 60 puis développé en France dans les années 90, permet à l'utilisateur de disposer d'un véhicule uniquement pour la durée de son besoin. De la même manière que Bicloo (système de vélos libres-services nantais), Margueritte entre dans la démarche du PDU (Plan de déplacements urbains) de Nantes Métropole dont un des objectifs est de développer des modes de transport moins polluants.

Un système encore peu connu

 La société 6-t a réalisé en partenariat avec l'ADEME pour le compte de la ville de Paris une analyse des comportements et des représentations associés à l'auto-partage à Paris.  L'étude datée de novembre 2007 montre que l'auto-partage est largement méconnu : 60% des parisiens n'en ont jamais entendu parler et seulement 8% en donnent une définition correcte. La partie restante confond covoiturage et voiture libre-service.

La voiture libre-service ? Pourquoi pas !

Après leur avoir expliquer l'auto-partage, 40% des personnes interrogées pourraient envisager de recourir à ce système notamment pour acheter des objets encombrants ou pour aller voir de la famille ou des amis en banlieue. Les personnes les plus réticentes sont celles qui possèdent déjà une voiture, qui n'en ressentent pas l'intérêt ou qui préfèrent les transports en commun.

Un réel potentiel de développement

 26% des personnes interrogées ont déjà pensé à se séparer de leur voitures à cause du coût, des difficultés de stationnement ou parce qu'ils ne l'utilisent pas ou peu. Cependant, le passage à ce système dépend selon eux du prix et de la simplicité de réservation.

Des adhérents jeunes et qualifiés

 L'enquête révèle que les adhérents des entreprises d'auto-partage parisiennes sont des hommes entre 35 et 44 ans et ayant fait des études supérieures. Ils choisissent ce mode de transport comme un complément voire un échappatoire aux transports en commun. Ils sont devenus adhérents de façon fortuite par le bouche à oreille, suite à un reportage dans les médias ou par la publicité. Aussi, la majeure partie d'entre eux sont satisfaits de ce système de transport puisque seulement 5% souhaitent résilier leur abonnement. Enfin, ils revendiquent une image de pionnier et la banalité de l'usage mais sont soucieux de l'impact induit par une utilisation plus importante de l'auto-partage par les Parisiens.

Un impact environnemental important

 L'étude montre que l'impact environnemental des usagers de l'auto-partage est divisé par deux. Suite à leurs adhésions, les usagers qui possèdent déjà  un véhicule ne réalisent plus que 551km au lieu des 1040 km effectués auparavant. Aussi, après adhésion, seulement 9% possèdent encore une voiture alors qu'ils étaient 41% à en détenir au moins une. Ainsi, l'auto-partage a un effet très fort sur la motorisation dans Paris mais aussi sur le nombre de kilomètres parcourus.

Etude sur l'Autopartage à Paris
autopartage-a-paris-1187.pdf (format pdf, 955 ko)
[27-07-2011]
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