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En 2006, la consommation d'électricité nationale avait pour la première fois en dix ans, affichée une diminution (voir article: Statistiques définitives de l'énergie en France en 2006), en grande partie grâce à la baisse de la consommation des ménages et des professionnels. Cette situation n'aura été que de courte durée avec la reprise de la consommation en 2007, en hausse de 0,4% par rapport à 2006, selon le Bilan de l'énergie électrique en France en 2007, remis par le Réseau de Transport d'Electricité (RTE).Comme chaque année, le RTE remet le bilan de l'énergie électrique en France de l'année passée. Celui de 2007 est sans surprise et confirme les prévisions établies dans le dernier bilan prévisionnel du RTE, bien que légèrement inférieur. Ainsi, la consommation interne d'électricité est en hausse de 0,4% en 2007 par rapport à l'année 2006, atteignant 480,3 TWh. Hors pertes réseaux ( 32,1 TWh soit 6,7% du total), cette hausse se limite à 0,3% (448 TWh). Enfin, corrigée à l'aléa climatique, la consommation intérieure atteint 480,8 TWh en 2007, en hausse de 2,2% par rapport à 2006. Comparée à 2005, elle lui reste inférieure de 0,6%.
La vague de froid de décembre 2007, a provoqué une chute des températures d'environ 5 à 6°C en dessous des normales saisonnières et a entraîné un pic de consommation. Ainsi, le 17 décembre 2007, à 18h58, la consommation a atteint un record affichant un pic de 88 960 MW. Celle-ci dépasse de 3,1% l'ancien record établi en janvier 2006 (86 280 MW).
La production nationale d'électricité est en légère baisse par rapport à 2006. Elle s'établit à 544,7 TWh soit 0,8% de moins qu'en 2006. L'énergie nucléaire, qui représente à elle toute seule 76,9% de la production totale d'électricité, ralentit de 2,3% par rapport à 2007 affichant une production de 418,6 TWh.
L'énergie hydraulique, qui avait connu une forte hausse en 2006 (+8,6%), présente une progression moins importante en 2007 (+3,6%). Sa production atteint 63,2 TWh.
Après avoir connu une baisse importante en 2006 (-9,7%), la production d'électricité thermique à flamme croît de nouveau (+2,2%) et s'établit à 55 TWh en 2007.
La production d'électricité éolienne continue d'augmenter bien que moins rapidement qu'en 2006. L'éolien connaît une croissance de 79,4% en 2007 amenant sa production totale à 4 TWh. Elle reste encore très marginale par rapport à la production nationale puisqu'elle ne représente que 0,7% du total.
Les autres sources d'énergies renouvelables présentent elles-aussi un bilan positif. Leur production affiche une croissance de 15,5% par rapport à 2006, atteignant ainsi 3,9 TWh, soit 0,7% de la production nationale .
La France est depuis des années exportatrice d'électricité grâce à sa forte capacité de production d'origine nucléaire. En 2007, les exportations d'électricité s'élèvent à 83 TWh et les importations à 27,5 TWh. Le solde commercial s'établit donc à 55,5 TWh, en baisse de 10,3% par rapport à 2006.
La Suisse est le plus gros importateur de l'électricité française (26,1 TWh), cependant en baisse de 1% par rapport à 2006. Seules les importations de l'Italie (20,7 TWh) et de l'Espagne (7,3 TWh) ont augmenté, respectivement +10% et +11%. Les exportations vers la Belgique ont diminué de 31% sur la période (11,8 TWh), celles de la Grande-Bretagne de 21% (9,1 TWh) et celles de l'Allemagne de 16% (8 TWh).
La France importe de l'électricité principalement d'Allemagne. Elles atteignent 16,2 TWh en 2007, soit une augmentation de 8% par rapport aux importations de 2006. Les importations en provenance de la Grande-Bretagne connaissent une augmentation très forte: +98% bien qu'elles n'atteignent que 3,1 TWh soit 11,2% du total des importations.
Selon le Bilan prévisionnel du RTE, la consommation interne d'électricité affichera une croissance de 1,3% par an jusqu'en 2010 et de 1% sur la décennie suivante. Ce scénario amènerait la consommation interne à 534 TWh en 2020 contre 448 TWh aujourd'hui. Toutefois, il pourrait être revu à la hausse (552 TWh) dans le cas où les usagers seraient favorisés par une meilleure compétitivité-prix ou à la baisse (506 TWh) grâce à une politique de maîtrise de la demande d'électricité (MDE) renforcée.
Quoi qu'il en soit, les approvisionnements nationaux en électricité sont assurés pour les cinq ans à venir. À l'horizon 2020, face à la demande prévue dans le scénario de référence, l'installation de 10 500 MW sera nécessaire. Le RTE préconise le développement de l'éolien (+17 000 MW d'éolien en 2015) par rapport au thermique et la mise en place de centrales à cycle combiné d'une puissance totale de 4 000 MW.
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