Les énergies renouvelables en France en 2005 : publication des résultats par le Ministère de l'Industrie (DGEMP)

La Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières vient de publier les premiers chiffres français relatifs aux énergies renouvelables pour 2005.
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de suivre et de mesurer l'avancement des programmes soutenus par les pouvoirs publics en matière d'utilisation et de valorisation des énergies renouvelables. Fait marquant pour 2005, la forte baisse de la part de la production d'électricité d'origine renouvelable dans la consommation intérieure brute d'électricité qui passe de 12,6% en 2004 à 11% en 2005.
Extraits du bilan
L'observatoire de l'énergie de la DGEMP vient de publier les principaux résultats de l'année 2005 en matière d'énergie renouvelable en France.
L'actualisation des bilans énergies renouvelables repose dans certaines filières sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut engendrer des révisions assez sensibles. La mise en conformité de la comptabilité des énergies renouvelables avec les conventions internationales s'est traduite par des modifications pour le bilan 2005, avec rétropolation pour les années antérieures.
Parmi les informations importantes à retenir:
- La production d'électricité d'origine renouvelable a fortement chuté (-11,9%) entre 2004 et 2005 passant de 64,3 TWh à 56,7 TWh. Cette baisse est principalement due à la diminution de la part de l'hydraulique (-13%) qui représente toujours 92% de l'électricite-SER en France;
- Cette baisse n'a pas été compensée par les très bons chiffres de l'éolien qui ont progressé de 61% soit près de 400 GWh supplémentaires entre 2004 et 2005;
- La production d'électricité-SER dans la consommation intérieure brute d'électricité en métropole représente 11% en 2005 alors qu'elle était de 12,6% en 2004;
- L'hydraulique représente 92% de l'électricité-SER produite, les déchets urbains 2,9%, le bois-énergie 2,4%, l'éolien 1,7%, le biogaz et le solaire photovoltaïque représentant le solde restant;
- Le manque de pluie est la principale raison de la baisse de la production électrique de l'hydraulique;
- Les capacités installées de l'éolien ont presque doublé passant de 363 MW en 2004 pour la métropole à 705 MW en 2005;
- Le solaire photovoltaïque a ralenti en 2005 par rapport à 2004, les espoirs reposant pour 2006 sur la multiplication des programmes de soutien régionaux et sur l'augmentation du tarif de rachat récemment publié;
- Les filières d'énergies renouvelables d'origine thermique ont plutôt stagnées du fait du faible nombre de nouvelles unités de traitement mises en services au cours de l'année;
- La production thermique d'origine renouvelable stagne avec une augmentation de +0,6% à 10,2 Mtep avec une légère progression des productions thermiques des pompes à chaleur et des biocarburants et une stagnation de la consommation de bois-énergie;
- La production-SER d'énergie thermique est assurée à 85% par le bois-énergie, puis par les biocarburants avec 5%, les pompes à chaleur (4%) et les déchets urbains renouvelables (3%);
- Grâce au Plan Soleil 2000-2006 et la mise en place du crédit d'impôts, 110 000 m² de nouveaux capteurs solaires thermiques ont été installés soit un doublement des surfaces installées par rapport à l'année antérieure;
- L'intérêt pour les pompes à chaleur s'est poursuivie avec l'installation de 25 000 PAC supplémentaires (17 300 pour 2004);
- La production de biocarburants s'est accrue de 14% (+ 126 000 tonnes);
- La consommation finale d'énergies renouvelables thermiques est stable à 10,2 Mtep dont le résidentiel tertiaire reste le principal consommateur à hauteur de 83%, suivi par l'industrie avec 12%, des transports (4%) et de l'agriculture (0,5%);
Vous pouvez retrouver le bilan complet sur le site du Ministère de l'Industrie.
[15-01-2009]