Précisez votre recherche :
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, a présenté les conclusions de la consultation sur l'élaboration du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique, ainsi que les prochaines étapes. Il s'agit d'aboutir, d'ici juin 2011, à des mesures concrètes et immédiatement applicables.La loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, prévoit, dans son article 42, qu’un plan national d’adaptation pour les différents secteurs d’activité devra être préparé pour 2011. Il rassemblera des orientations sur des sujets aussi divers que la lutte contre les inondations et l’adaptation des zones littorales, l’évolution des forêts, la question de l’eau et l’adaptation de l’économie. Les enjeux d’adaptation sont désormais reconnus comme une réalité, comme l’a souligné le GIEC. En effet, quels que soient les efforts entrepris ces prochaines années pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, un réchauffement significatif en France au cours de ce siècle ne pourra pas être évité. Cela aura forcément des conséquences sur lesquelles il faut améliorer les connaissances et auxquelles nous devons nous préparer dès maintenant. La réflexion sur l’adaptation constitue une opportunité pour renforcer la sensibilisation des différents acteurs à la réalité du changement climatique et pour identifier les nombreuses incohérences existantes en termes d’aménagement du territoire, d’infrastructure, de gestion de l’environnement et des ressources naturelles. Favoriser l’adaptation au changement climatique passe avant tout par la réduction des contraintes et des risques déjà existants. Le rapport des groupes nationaux a été remis le 15 juin 2010. Il contient 202 recommandations et il a permis de mettre en avant quatre actions en amont de la décision publique :
- l’amélioration nos connaissances, ce qui passe par un effort dans les domaines de la recherche fondamentale et appliquée, notamment dans la connaissance des aléas, des méthodes d’évaluation des effets directs ou indirects, de la réduction de la vulnérabilité et de la résilience aux évènements extrêmes ;
- le renforcement de l’observation à travers la collecte de données sur le long terme et sa mise à disposition à l’ensemble des acteurs et des territoires ;
- la nécessité de mettre en place des dispositifs et des méthodes d’évaluation afin de tirer tous les enseignements des épisodes passés qui pourraient préfigurer les évolutions climatiques futures (canicule, inondations, incendies, etc.) ;
- l’association et la participation des citoyens à l’élaboration de la décision et de sa mise en œuvre.
Soumis à concertation à l’automne, le rapport de la consultation publique a montré un fort intérêt pour la lutte contre le changement climatique auprès des français, les 4 000 internautes qui ont pris part à cette enquête se disent prêts à faire des efforts pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. La plupart des répondants s’inquiètent avant tout de l’impact du changement climatique sur leurs modes de vie et leur santé. Avant l’approbation de ce PNACC, reste un point épineux portant sur le partage des responsabilités entre les acteurs privés et les acteurs publics. En effet, si le Plan est élaboré au niveau national, il contiendra de nombreuses mesures, dont la portée est locale, et qui devront être mises en œuvre par des collectivités territoriales. À qui reviendra la mise en œuvre et le financement de telle ou telle mesure ? Espérons que cette question ne reste pas sans réponse.
electricite-verte.com, le portail de l'électricité verte, a été conçu par eQuiNeo et réalisé par Ginko et autodidacte.net