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Les dépenses de chauffage et d’énergie des établissements scolaires peuvent représenter des sommes extrêmement importantes pour la collectivité qui en a la charge. C’est pourquoi de plus en plus, ces dernières incitent leurs établissements à maîtriser leurs consommations en impliquant la communauté éducative autour d’un projet pédagogique. Différentes expérimentations sont en cours.Qu'il s'agisse des communes (écoles), départements (collèges) ou régions (lycées), la problématique est toujours la même : les dépenses de viabilisation (chauffage, électricité, eau...) représentent des sommes énormes et sont in fine à la charge de la collectivité qui paye soit directement, soit indirectement à travers ce que l'on appelle la dotation globale de fonctionnement (DGF). Selon les collectivités, le montant de cette dotation globale est revue plus ou moins régulièrement en fonction des besoins ou de la hausse du coût de l'énergie.
Dans ce cas, les établissements scolaires n'ont pas un intérêt financier clair à maîtriser leurs dépenses : si les montants augmentent, la collectivité paiera le surplus nécessaire (dans une certaine mesure évidemment, nous prenons ici un cas général et un peu schématique), et si les montants diminuent ou stagnent, la dotation peut être diminuée d'autant lors de la révision. Quant aux cas où les dotations ne sont pas réajustées à la baisse et où les établissements peuvent alors réellement profiter des économies réalisées, il est rare qu'une démarche de maîtrise des consommations soit tout de même mise en place.
C'est donc souvent à l'initiative de la collectivité qu'une telle démarche est mise en place, soit directement par un dispositif unique, soit à travers un accompagnement plus général au développement d'Agenda 21 ou de d'éco-responsabilité.
Afin de rendre plus visible l'intérêt financier pour l'établissement, plusieurs collectivités ont mis en place un système d'intéressement : il s'agit chaque année d'analyser les consommations, et dans le cas d'une diminution de celles-ci, de redistribuer une partie des économies générées.
Ce dispositif a l'avantage de rendre visible, notamment pour l'équipe pédagogique, le fruit des actions de sensibilisation et de maîtrise des consommations qui peut alors servir pour de nouvelles actions. Un partage 50/50 des économies permet aussi aux collectivités de dégager des fonds qui pourront participerau financement de travaux et d'investissement.
En effet, bien souvent dans ces établissements, il existe une marge de manœuvre importante ne nécessitant quasiment aucun investissement : amélioration du comportement des usagers, formation des gestionnaires et services techniques (choix et respect des contrats de fourniture d'énergie et d'exploitation, utilisation optimale du matériel existant...), suivi des consommations... De nombreux établissements atteignent des économies de l'ordre de 10 à 20 % sur le chauffage, et de 5 à 10 % sur l'électricité dès les deux premières années, sans investissement particulier. Évidemment, un tel travail nécessite pour la collectivité de pouvoir suivre les consommations des établissements, et pas seulement les montants des factures, ce qui est rarement le cas, et doit donc faire l'objet d'un travail préalable.
En France, la région PACA et la région Rhône-Alpes ont notamment mis en place avec succès un tel dispositif, et de nombreuses autres collectivités commencent à y réfléchir sérieusement.
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