
Mettre à la poubelle ce qui fonctionne encore, ce qui est encore en bon état. Avez-vous déjà vu pareille aberration dans la nature ? La nature, c’est cinq milliards d’années d’expériences ! Serions-nous tellement intelligents qu’en quelques millions d’années nous l’aurions surclassée ?
Il se peut que la nature fasse des erreurs, qu’elle produise des choses qu’elle ne désire plus ensuite, ou qui s’usent au fil du temps. Il se peut aussi qu’elle gaspille de l’énergie pour ça. Mais est-ce là le mal ? Certes non, car la nature, elle, recycle tout, récupère tout, retransforme tout. Le mal n’est donc pas dans le fait de faire des erreurs, de gaspiller de l’énergie pour faire des choses qui ne fonctionne pas au final ou de se débarrasser de ce qui nous est inutile, mais bien dans le fait de stocker toutes ces erreurs (ex : décharges), et de ne pas prévoir, en amont, les reconversions possibles pour chaque produit.
Il se peut que la nature fasse des erreurs, qu’elle produise des choses qu’elle ne désire plus ensuite, ou qui s’usent au fil du temps. Il se peut aussi qu’elle gaspille de l’énergie pour ça. Mais est-ce là le mal ? Certes non, car la nature, elle, recycle tout, récupère tout, retransforme tout. Le mal n’est donc pas dans le fait de faire des erreurs, de gaspiller de l’énergie pour faire des choses qui ne fonctionne pas au final ou de se débarrasser de ce qui nous est inutile, mais bien dans le fait de stocker toutes ces erreurs (ex : décharges), et de ne pas prévoir, en amont, les reconversions possibles pour chaque produit.
De là deux choix s’offrent à nous : soit nous nous considérons comme plus intelligent, et dans ce cas, on verra bien qui de la nature ou de l’Homme vivra le plus longtemps. Soit nous préférons être humble et rechercher des solutions.
Comme par exemple, « Freecycle Network ». Un peu d’étymologie... Composé de deux mots anglais : ‘free’ = gratuit et d’un diminutif de ‘recycle’ = recyclage. Recycler gratuitement ?
En effet, Freecycle Network est un réseau international à but non lucratif qui fournit aux organismes à but non lucratif et aux particuliers une interface électronique pour ‘recycler’ (ici : donner) ce que l’on ne veut plus. C’est un réseau international mais dont l’action est à vocation locale, ce qui illustre la phrase désormais célèbre « Think globally, act locally ».
Principe : vous avez un canapé, un appareil électronique, une collection, des vêtements, ou encore des 100 kg de briques (etc.) que vous ne voulez plus. Vous allez sur www.freecycle.org, vous choisissez la région du monde d’où vous provenez et vous vous inscrivez dans le groupe local le plus proche de chez vous. Une fois inscrit, vous pouvez laisser un mail–annonce (offre ou recherche) aux membres de votre groupe. Si quelqu’un est intéressé, il vous contacte et vous prenez rendez-vous quelque part pour le livrer. Mais attention, le principe du réseau, c’est la gratuité, ce n’est donc ni un site d’enchères, ni un site de revente.
Un peu d’histoire : le 1er mai 2003, Deron BEAL a créé le premier groupe à Tuscon, Arizona. Rapidement, le concept de Freecycle s’est étendu à plus de 70 pays avec pour slogan « Changing the world one gift at a time » ou bien en français « Don après don, Nous changeons le monde ».
Aujourd’hui ce réseau international se compose de plus de 3700 groupes locaux (à l’échelle d’une ville ou d’une région) et plus de 2,5 millions de membres (inscription gratuite évidemment), dirigés par des modérateurs bénévoles. Le réseau croit en moyenne de 2500 membres par jour. Freecycle Network n’en est pas moins une petite structure avec un budget de 130 000 dollars.
Inutile de vous dire qu’il y a une ou deux règles de bonne conduite. Premièrement, tout ce que vous donnez doit être gratuit, légal et convenir à toutes les personnes. Il est interdit d’envoyer des messages politiques, de s’en prendre personnellement à quelqu’un, de spammer le groupe ou de faire du prosélytisme par le biais de ce réseau. Ensuite, le principe du don implique en retour un peu quelques politesses élémentaires : être ponctuel, remercier le donateur ou encore aller chercher soi-même l’objet et être à la disposition du donneur. Si vous ne respectez pas ces quelques règles, vous pouvez être « éjecté » du groupe au bout de deux avertissements.
Petit bémol, arrangez-vous pour donner vos biens dans un endroit sûr, car il se peut qu’une personne malhonnête se serve du réseau pour repérer votre maison. Vous êtes le seul responsable en cas de problème. C’est là la principale critique que l’on peut faire à Freecycle.
Si cela vous intéresse, le réseau est actif en France : il existe 14 groupes locaux en France représentant 2662 membres, le plus important étant celui de Paris. Il existe même un site Internet en Français : http://fr.freecycle.org/. Si vous voulez devenir modérateur, c’est très simple, un formulaire est disponible en ligne. Il vous faudra cependant du temps (non rémunéré), un ordinateur et un accès Internet, quelques connaissances basiques en informatique... Toutefois, un seul groupe par « localité » pourra être créé.
Enfin, parlons résultats, ce réseau permet de soustraire des décharges plus de 200 tonnes de déchets par jour.