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Action 21 est le plus important des cinq textes issus de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement qui s'est tenue du 3 au 14 juin 1992 à Rio (Sommet de la Terre), étape incontournable dans la mise en oeuvre d'un développement durable à l'échelle mondiale, comme l'avait été la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement de 1972 à Stockholm.Le projet initial consistait à proposer 21 actions essentielles pour le 21ème siècle au regard de l'environnement et du développement. Lors de sa publication, Action 21 s'est révélé beaucoup plus volumineux que prévu, constituant un document d'environ 800 pages. En son sein, les principaux problèmes auxquels était confrontée une communauté humaine en forte croissance démographique et son environnement aux ressources limitées étaient analysés : pauvreté, famine, urbanisation, analphabétisme, santé, croissance démographique, épuisement des ressources naturelles et détérioration des écosystèmes, désertification, pollutions... Au sein des 40 chapitres, Action 21 recense, explique, identifie les enjeux et propose des solutions déclinées aux niveaux international, continental, national, régional et local.
Plan d'action consensuel rédigé au terme de nombreux débats et compromis par des représentants mandatés par 168 Etats pour déterminer les stratégies nécessaires à l'instauration au 21ème siècle d'une économie forte et saine assise sur un environnement de qualité partagé par tous. Chaque échelon territorial est concerné, alors que des propositions d'action sont confiées à tous les types d'acteurs : Etats, entreprises, organisations non gouvernementales, individus... Alors que la Déclaration de Rio énonçait 27 principes essentiels, Action 21 se chargeait de leur donner une réalité de terrain, qui s'exprime notamment depuis sa publication par l'intermédiaire des agendas 21 locaux, répliques locales d'Action 21.
Pour encadrer la mise en oeuvre, Action 21 est à l'origine de trois nouvelles institutions : la Commission de Développement Durable, le Comité Interinstitutionnel sur le Développement Durable (CIDD) et le Conseil Consultatif de Haut Niveau sur le Développement Durable, coordonnées par la première. En parallèle, le Fonds pour l'environnement mondial, créé avant le sommet de l'ONU, intervient pour le financement des actions dans les pays en développement.
Le document, volumineux, a été critiqué pour sa complexité terminologique, et beaucoup dénonçaient un style terne, ainsi que l'absence d'une réelle "vision" ou d'une forte "inspiration". Pour autant, il est désormais considéré comme l'un des principaux actes fondateurs et opérationnels d'une stratégie mondiale de développement durable, qui continue d'impressionner. Les aboutissements d'Action 21 sont en revanche encore assez maigres, et les objectifs demeurent éloignés.
Au sein d'Action 21, les enjeux énergétiques font notamment l'objet d'un paragraphe spécifique (partie 2 : Comment protéger nos ressources / Chapitre 9 : Protéger l'atmosphère). Ils ont également constitué, avec les transports, l'un des deux thèmes principaux de la 9ème session de la Commission du Développement Durable, tenue à New-York en 2001.
Au sein d'Action 21, l'enjeu énergétique le plus abordé est la protection de l'atmosphère. Quatre principaux domaines d'action sont rassemblés sous l'égide des enjeux énergétiques : l'amélioration des connaissances (recherche), la promotion d'un développement durable, la prévention de l'appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique, et la prise en compte de la pollution atmosphérique "transfrontière".
Le second domaine d'action (promotion d'un développement durable) est décliné selon quatre thèmes :
Mise en valeur de l'énergie, rendement énergétique et consommation d'énergie,
Transports,
Développement industriel,
Mise en valeur des ressources terrestres et marines et utilisation des sols.
Parmi les actions proposées dans ce cadre, nombre d'entre elles concernent plus particulièrement les sources d'énergie renouvelables et leur utilisation.
"9.12 Les gouvernements, agissant à l'échelon approprié, en coopération avec les organismes compétents des Nations Unies et, le cas échéant, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, et le secteur privé, devraient :
a) Coopérer pour trouver et mettre en valeur des sources d'énergie économiquement viables, écologiquement rationnelles afin d'assurer un approvisionnement accru en énergie, propre à appuyer les efforts de développement durable, en particulier dans les pays en développement (...);
e) Promouvoir la création de capacités sur les plans institutionnel et scientifique et en matière de planification et de gestion, en particulier dans les pays en développement, pour mettre au point, produire et utiliser des formes d'énergie qui seront plus efficaces et moins polluantes;
f) Etudier les schémas actuels d'approvisionnement en énergie pour déterminer comment on pourrait, dans une optique d'efficacité économique, accroître la contribution des systèmes énergétiques écologiquement rationnels dans leur ensemble, en particulier des systèmes faisant appel à des sources d'énergie nouvelles et renouvelables, en tenant compte des caractéristiques sociales, physiques, économiques et politiques propres aux divers pays, et en examinant et en appliquant, le cas échéant, des mesures visant à supprimer tout obstacle à la mise en valeur et à l'utilisation de ces systèmes;
g) Coordonner, le cas échéant, les plans énergétiques aux niveaux régional et sous-régional et étudier la possibilité d'une distribution efficace d'énergie écologiquement rationnelle provenant de sources nouvelles et renouvelables (...);
i) Renforcer les capacités dans le domaine de la planification de l'énergie et de la gestion des programmes pour assurer le rendement énergétique ainsi que dans le domaine de la mise en valeur, de l'utilisation et de la promotion de sources d'énergie nouvelles et renouvelables."
Ces suggestions d'action, accompagnées d'un appel permanent à la sensibilisation comme à la coopération entre Etats, à la maîtrise de la demande (MDE) ou encore à la recherche d'un meilleur rendement énergétique dans les différents domaines d'activité, ont inspiré nombre d'agendas 21 nationaux ou locaux, et fournissent un cadre de référence particulièrement complet.
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