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La situation des énergies renouvelables en France

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Année 2007 réussie pour l'éolien français!

Test 2-extraitAprès une année 2006 exemplaire, l'énergie éolienne poursuit sa croissance en 2007 avec environ un millier de mégawatts (MW) raccordés sur l'ensemble du territoire. La France commence donc à récolter les fruits de sa politique de soutien des énergies renouvelables lancée en 2001 puis modifiée en 2005. Fin 2007, le parc français comptait ainsi 1 300 éoliennes installées (hors DOM-TOM) soit une puissance totale de 2 700 MW.
 
L'éolien français a le vent en poupe!

Le parc éolien français s'élève à 2 700 MW à la fin de l'année 2007. Profitant de l'essoufflement de l'énergie hydroélectrique et de la cherté des autres énergies renouvelables, l'éolien a le vent en poupe et bénéficie d'une croissance d'environ 80%. En 2007, 3 316 MW de permis de construction ont été accordés soit 1,2 fois plus que la capacité actuellement installée. 

Répartition du parc éolien

Avec 315 MW installés, la région Centre est la première région éolienne de France. Cette situation peut paraître étonnante quand on sait que la région se situe au coeur du pays et ne bénéficie donc ni des rafales des côtes océaniques ou méditerranéennes, ni des vents violents des montagnes. L'atlas éolien de la région Centre indique une moyenne de vitesse des vents de 5,5 m/s, ce qui n'est pourtant pas exceptionnel. La région a bénéficié d'un fort dynamisme durant les années 2001 et 2004, notamment dans le département de l'Eure et Loire (possède 82% des capacités installées de la région), qui lui permet d'être aujourd'hui en tête.


Les régions du Languedoc-Roussillon (281 MW), de la Bretagne (254 MW), de la Lorraine (208 MW) et de la Picardie (193 MW) suivent. Cette dernière présente une forte croissance et devrait devenir la première région de France en terme de capacité installée dans les années à venir. En 2007, 438 MW ont été accordé ce qui porterait sa capacité installée à 631 MW.


La région Bretagne a délivré trois permis de construction en Côte-d'Or d'une capacité respective de 30 MW, 50 MW et 54 MW qui lui permet de se situer parmi les régions leaders. Elle a accordé 319 MW en 2007, ce qui devrait lui permettre de maintenir sa position.


Les régions de Franche-Comté, d'Alsace et de Bourgogne ont obtenu leur premier permis de construire en 2007 (30 MW, 12 MW et 174 MW).


Le développement de l'éolien connaît un ralentissement dans les régions de sud-est de la France (PACA, Rhône-Alpes, Auvergne) ainsi que dans les départements et collectivités d'outre-mer.

Un secteur en pleine mutation

Depuis deux trois ans, la filière de l'éolien subit d'importants changements et profite de l'intérêt et de la sympathie croissante de l'opinion publique pour se développer. Les opérateurs s'organisent, la filière se structure petit à petit. Mais plus que cela, le secteur intéresse fortement les grands énergéticiens qui se lancent dans une course poursuite dans le rachat de petits producteurs. Au-delà de la recherche d'une forte rentabilité et d'une vitrine "écologique", l'éolien se révèle être un relais de croissance pour ces intervenants. Ainsi Suez a récemment racheté la Compagnie du Vent, Gaz de France s'est "offert" les sociétés Eoliennes de la Haute-Lys et Erelia, etc. Le nombre d'emplois dans la filière augmente et atteint 5 000 personnes fin 2006. Il devrait atteindre 60 000 personnes en 2020.

 

Cet intérêt croissant s'explique aussi par l'amélioration de la puissance unitaire des aérogénérateurs qui permet de diminuer le nombre d'éoliennes à installer pour une même quantité produite. Ainsi, la puissance unitaire a été multipliée par dix en dix ans passant de moins de 2 MW en 1999 à 12,5 MW en 2007 et diminuant le nombre d'éoliennes par parc 8 en 2007 contre 12 en 1999. Leur puissance devrait dépasser 20 MW en 2010.

25 000 MW en 2020

Malgré un dynamisme indéniable du secteur, le parc éolien français affiche un important retard par rapport à d'autres pays européens comme l'Allemagne (22 000 MW) ou l'Espagne (12 000 MW). Ce retard a néanmoins permis d'éviter le développement de la filière de façon outrancière, sans tenir compte de l'impact visuel sur le paysage et les éco-systèmes, comme cela a parfois été le cas en Allemagne.L'introduction de Zones de Développement de l'Éolien définit clairement les zones constructibles et favorise la concertation et l'adhésion locale. Pour rattraper son retard, la France a établit, dans le cadre du Grenelle de l'Environnement une feuille de route, prévoyant l'installation de 25 000 MW éoliens en 2020, dont 6 000 en mer. Cette puissance correspond à la consommation de plus de 20 millions de foyers. Pour atteindre cet objectif ambitieux, les discussions seront relancés autour de la simplification des démarche administratives, de la mise en place d'une procédure adaptée pour le développement de l'énergie éolienne en mer, la modulation du tarif éolien pour les sites moins ventés, etc.

 

De plus la France s'est fixée comme objectif de porter à 23% la part de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables dans sa consommation finale afin de répondre aux exigences de la Commission Européenne. La France mise donc sur le développement de son parc éolien dont le gisement considérable (le second en Europe) est évalué à environ 200 TWh (50 TWh en terrestre et 150 TWh en offshore). En 2020, l'énergie éolienne pourrait produire 10% de notre consommation électrique. Une telle production éviterait le rejet de 18 à 20 millions de tonnes équivalent CO2 et participerait ainsi à la lutte contre le changement climatique.

 

 

Ainsi, l'énergie éolienne à tout pour elle! Majestueuses, propres et désormais efficaces, les éoliennes ont un bel avenir devant elles. Les quelques sceptiques se contenteront de critiquer leur design... À ceux-là nous leur conseillerons d'aller faire un petit tour vers Flamanville! 

[27-07-2011]
 

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