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Effet de serre et changement climatique

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1ère Conférence mondiale des océans

1ère Conférence mondiale des océansLa première Conférence Mondiale des Océans s’est déroulée du 11 au 15 mai 2009 à Manado en Indonésie, capitale de la province du nord de l’île de Sulawesi. Quelques 1 500 participants se sont réunis afin d’échanger et sensibiliser le monde au réchauffement climatique et à son impact sur les mers et océans ainsi que la faune et la flore marines.
 

 

Les représentants de 76 pays ont donc participé aux différentes conférences amorcées par le ministre de la marine et de la pêche indonésien Freddy Numberi, le lundi matin. Ont suivi des membres des Nations-Unies, du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), de la Commission européenne, de l'UNESCO, de la Commission Intergouvernementale Océanographique, du président de la République d'Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono, de ministres et de nombreux experts.

 

Les sacs plastiques montrés du doigt

Le PNUE a par exemple présenté un rapport visant à la réduction des macrodéchets et tout particulièrement les sacs en plastique, qui représentent selon les sites de 60 à 95% des déchets marins. Selon ce même rapport, il n'y aurait pas moins de  13 000 déchets plastiques par km2 sur l'ensemble des océans de notre planète. Pour y remédier l'Irlande a créé en mars 2002 une taxe de 0.15 cents d'euro sur chaque sac en plastique, ce qui a permis de récolter plus de 9 millions d'euros (utilisés à la gestion des déchets et des projets protecteurs de l'environnement) et la réduction de 90% de la consommation de sac plastique. Des solutions existent. Les retours d'expériences peuvent donner des idées.

 

Adoption de la Déclaration de Manado

Les échanges ont abouti à l'adoption de la Déclaration de Manado (Manado Ocean Declaration en anglais ou MOD) dans l'attente du sommet sur le climat qui aura lieu en décembre 2009 à Copenhague, au Danemark. Et fort lucidement Freddy Numberi a signalé que cette déclaration n'avait pas assez de poids à elle seule pour pousser la communauté internationale à venir en aide aux pays en voie de développement concernant la lutte contre le changement climatique, mais qu'elle avait mis sur le devant de la scène internationale la question des océans et de leur importance dans le changement climatique. C'est donc un bon début pour initier le dialogue et faire que ce sujet soit un sujet clé pour les Nations-Unies lors du sommet de Copenhague.

Il est intéressant de noter que les pays développés et ceux en voie de développement ont abouti à un consensus afin d'adopter cette déclaration. L'approche positive des Etats-Unis, 1ère puissance mondiale très longtemps opposée aux débats environnementaux, a plaidé en faveur de ce consensus.

 

Un vent d'espoir et d'optimisme

Hillary Clinton a félicité les résultats de cette conférence et pense que cela pourra servir à une meilleure visibilité aux yeux du monde, du lien entre les océans et le réchauffement climatique.

Le président Indonésien de son côté a déclaré que si, lors du sommet sur le climat de Copenhague, la communauté internationale prenait réellement en compte l'urgence d'agir en faveur des océans afin de lutter contre le changement climatique, les perspectives mondiales seraient plus lumineuses.

Quant à l'ambassadeur britannique en Indonésie, Martin Hatfull, il voit un signe positif dans l'adoption de cette déclaration. Cet accord entre les pays développés et ceux en voie de développement montre une réelle reconnaissance des océans ainsi que la nécessité d'intégrer le sujet aux discussions des Nations-Unies sur le climat.

Même s'il reste beaucoup de travail, chacun semble donc positif et plein d'espoir au sortir de cette conférence mondiale des océans, la première du genre, qui a le mérite d'avoir créer le débat sur ce sujet à quelques mois du sommet de Copenhague qui annoncera l'après Kyoto en 2012.

[27-07-2011]
 

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