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Conférence de Poznan : les discussions se poursuivent mais Copenhague semble encore loin

Conférence de Poznan : les discussions se poursuivent mais Copenhague semble encore loinDans la continuité des rencontres de Bali et de Bangkok, les 187 pays de la communauté internationale se sont une nouvelle fois réunis début décembre, cette fois-ci à Poznan en Pologne, pour poursuivre les négociations autour de l’après Kyoto. Après un an de discussions, les avancées restent encore minimes et Copenhague semble loin devant.
 

Les quinze jours de négociations autour du réchauffement climatique, sous l’égide des Nations Unies, n’auront malheureusement pas apporté de grands changements depuis Bangkok. Les dissensions entre pays du Nord et pays du Sud persistent et se voient renforcer en période de crise, certains pays dont le Canada se montrent peu coopératifs et l’Europe avance toujours en solitaire dans le processus de construction. Nous retiendrons seulement deux décisions majeures de ces rencontres de Poznan :

- un calendrier des négociations ayant pour cible Copenhague ;

- un fonds d’adaptation au changement climatique dans les pays du sud.

A/ Un calendrier des négociations
Afin de préparer au mieux la prochaine rencontre internationale, un programme de travail a été validé par le groupe de travail "post 2012", en charge de conduire le processus de négociations entre tous les pays de la Convention. Ce programme devrait garantir la réalisation d’un accord international à Copenhague. Un texte de négociation a été demandé au Président du groupe avant la fin du premier semestre.
Les pays industrialisés devront également informer le second groupe de travail sur leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre avant mars-avril 2009. Ce second groupe de travail est chargé des engagements futurs des pays développés au titre du Protocole de Kyoto.

Autre avancée majeure, un certain nombre de pays reconnaît désormais la nécessité et l’obligation de limiter l’augmentation de la température terrestre à 2°C d’ici 2050 par rapport aux niveaux pré-industriels. En termes d’émissions, cela signifie concrètement une réduction globale de 50% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Un tel accord semble néanmoins difficile à atteindre.

B/ Un fonds d'adaptation
Le fonds d’adaptation au changement climatique à destination des pays les plus vulnérables a officiellement démarré. Ce fonds octroie une aide aux pays en voie de développement leur permettant de mener des projets d’adaptation au changement climatique afin d’en limiter les conséquences sur leur territoire. Il est financé par une taxe sur les mécanismes de flexibilité, mis en place par Kyoto, qui permettent aux pays industrialisés d’atteindre leurs objectifs de réduction de GES en finançant des projets au Sud. Le fonds reste cependant très modeste, critiquent certaines ONG, et n’est pas au niveau des besoins.

Les négociations ont pris fin sans trompette. Les résultats obtenus, bien que décevants, ne remettent pas en cause l’objectif final qui reste de se mettre d'accord sur un objectif international de réduction de gaz à effet de serre qui succédera à Kyoto. Entre temps, la crise financière continue à mettre son grain de sel et à vider les caisses de nos États qui subitement semblent un peu plus frileux et réticents à l’annonce d’objectifs ambitieux. La saga continue donc, prochain rendez-vous en avril, mais d’ici là les glaces auront continué de fondre, le nombre de morts causé par les pollutions atmosphériques continuera de croître, une partie de la population mondiale n’aura toujours pas accès à l’eau, le désert continuera sa course folle vers les terres et les forêts, les abeilles continueront de disparaître, une nouvelle catastrophe naturelle aura vu le jour, … Soit de beaux jours en perspective !

[27-07-2011]
 

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