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Des logements sociaux performants

Des logements sociaux performantsPrendre en compte de façon conjointe les trois piliers du développement durable n’est pas toujours une chose aisée pour les collectivités territoriales. Toutefois, c’est bien avec cette vision transversale que la communauté de communes du Val d’Ille (Ille-et-Vilaine) s’est fixée pour objectif la construction de logements présentant une haute performance sociale, énergétique et écologique.
 

 Vers une performance sociale et énergétique

Touchée par un renchérissement de l'espace foncier dû à la proximité de l'agglomération rennaise, la communauté de communes du Val d'Ille s'est engagée dans une politique de développement durable en commandant la réalisation de logements écologiquement performants, notamment sur les plans thermiques et énergétiques, tout en restant accessibles aux ménages à bas, voire très bas revenus.

Pour la collectivité, il était primordial de protéger les personnes les plus vulnérables et déjà fortement impactées par le renchérissement du prix de l'énergie en leur proposant des logements performants aussi bien en accession sociale à la propriété ou en location.

Toutes les habitations seront caractérisées par une basse consommation en énergie primaire : un maximum de 55 KWh/m2/an pour les maisons et 31 KWh/m2/an pour les appartements. Le chauffage est assuré par une chaudière à bois pour les maisons individuelles et d'une pompe à chaleur pour les logements locatifs. Pour l'ensemble des logements, l'eau chaude sanitaire est produite à base d'énergie solaire.

Un cahier des charges exigeant

Le cahier des charges de l'opération précise aussi bien l'orientation des habitations que le choix des matériaux utilisés pour leur construction. C'est ainsi que les logements à ossature bois sont orientés vers le sud et sont protégés des vents de nord et d'ouest.

Les matériaux de construction ont également été soigneusement choisis afin que ceux-ci n'altèrent ni la santé des artisans, ni celle des occupants.

L'ensemble des matériaux de construction pour les sols et l'isolation est d'origine naturelle et les peintures utilisées ne contiennent pas de composés organiques volatils.

De la notion de « surcoût » à la notion de « coût environnemental »

Le coût des habitations, terrain compris, s'élève à 1 700€/m2 pour les maisons et à 1 900€/m2 pour le collectif, ce qui correspond aux coûts moyens relevés dans le département. Pour l'opérateur, le surcoût à la construction est compensé par les subventions. La communauté de communes attribue 8 000€ par logement : pour les maisons, 4 000€ à l'opérateur et 4 000€ à l'accédant  et 8 000€ à l'opérateur pour les appartements locatifs. Ces sommes seront versées sous conditions de performances énergétiques qui seront validées en partenariat avec le conseil local à l'énergie. A cela s'ajoutent, pour les logements locatifs, une subvention de 20€/m2 de la communauté de communes et une subvention de 40€/m2 du Conseil régional pour une consommation énergétique inférieure à 55 KWh/m2.

Cet exemple démontre bien l'importance cruciale de raisonner en coût global et non simplement en coût d'investissement afin de proposer des logements performants à des populations qui verront augmenter leur vulnérabilité face à une précarité énergétique grandissante.

[09-07-2010]
 

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